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Le représentant de l’ONU pour les migrations demande aux nations d’abandonner toute souveraineté.

Face au tsunami migratoire que connait actuellement l’Europe, Peter Sutherland, représentant du Secrétaire général de l’ONU pour les questions internationales d’immigration, demande aux gouvernements de « reconnaître que la souveraineté est une illusion, que la souveraineté est une illusion absolue qui doit être abandonnée ». Il s’agit d’un double aveu de ce haut représentant de l’Organisation des Nations Unies : l’objectif de l’ONU est la fin de la souveraineté des nations, l’immigration massive en est l’instrument providentiel.

Lors d’un entretien diffusé le 2 octobre 2015 par le service de presse de l’ONU, Peter Sutherland a déclaré que les Etats-Unis et l’Europe « n’avaient pas seulement un devoir moral mais également une obligation légale de protéger les réfugiés ». Il a ainsi clairement signifié que les pays occidentaux doivent continuer d’accueillir les migrants, sans quota précis. Face aux migrants arrivant pour la plupart des pays musulmans du Proche-Orient et d’Afrique les nations n’auraient donc aucun droit souverain leur permettant de limiter le flux.

Au vu de ce qui précède, on comprend que c’est essentiellement la destruction de la souveraineté des nations occidentales qui est visée.

Pour Peter Sutherland, l’immigration serait une nécessité morale, économique et démographique.

Il considère que l’Europe peut accueillir bien davantage car elle possède 29% de la richesse mondiale et une population de 500 millions de personnes.
Il suggère à l’Allemagne, compte tenu de son taux de natalité, d’accueillir 1 million d’immigrés chaque année pendant 30 ans pour conserver son ratio travailleurs / retraités et cite Mme Merkel en exemple à suivre par les pays européens. L’impasse est totale sur les conséquences culturelles et humaines de l’accueil de millions de personnes, essentiellement des hommes musulmans. La promotion de la famille pour remédier à la crise démographique ne fait pas partie du champ de ses réflexions.

Pour le représentant de l’ONU, les migrations permettront de mettre fin aux « préjugés » souverainistes (en « oubliant ? » que la souveraineté des nations est la condition de leur liberté).

Les migrations seraient « inévitables » du fait des conflits

Les migrations seraient inévitables en raison des conflits affectant les pays d’origine : « Nous aurions dû savoir, et nous devons savoir, qu’aujourd’hui comme par le passé, là où se déroulent de terribles conflits il en résulte d’immenses flux migratoires. » Nous le savions en effet, mais les gouvernements occidentaux ont tout fait pour lancer ces guerres en Irak, en Libye ou plus récemment encore en Syrie, avant de les alimenter financièrement, militairement et sur le plan logistique. Les conflits étaient ils, eux, inévitables ?

Les mêmes mondialistes responsables de la destruction des pays d’origine des millions d’immigrés qui se pressent aux portes de l’Europe ont désormais « la » solution au problème qu’ils ont créé : l’abandon des nations occidentales au profit d’une mondialisation de la gouvernance.

Le représentant de l’ONU pour les migrations a dirigé Goldman Sachs pendant vingt ans et fait partie de la Trilatérale, du Bilderberg et de l’OMC.

Peter Sutherland n’est pas une voix parmi d’autres à l’ONU : il est l’une des voix les plus écoutées de l’ONU, en raison de son parcours mondialiste exemplaire. Il a été commissaire de l’UE, responsable de la politique de la concurrence (1985-89), mais également directeur général du GATT (1993-95) et de l’Organisation Mondiale du Commerce dont il est co-fondateur, souvent salué pour cela comme le « père » de la mondialisation. Le service de presse de l’ONU a négligé d’évoquer une partie importante de son cursus au sein de groupes financiers privés aux intérêts mondialisés, qui explique sa position actuelle. De 1995 à juin 2015, Sutherland était le président non exécutif de Goldman Sachs International. Il est également membre honoraire du comité directeur du groupe mondialiste Bilderberg (depuis 2010) et participe au Forum économique mondial. Il fut aussi président de British Petroleum (1997-2009), comme de la section Europe de la Commission Trilatérale (2001-2010) et reste aujourd’hui président honoraire du Transatlantic Policy Network, l’une des principales organisations qui promeuvent le Traité transatlantique (TTIP).
On ne s’étonnera donc pas de le voir exprimer aussi clairement ses propositions face aux flux migratoires qu’il a qualifie de « bénéfiques » pour l’Europe sur le plan économique.

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