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C’est lors du journal télévisé de France 2 du mercredi 11 octobre 2017 que l’on a pu constater une nouvelle fois le parti pris du service public sur la question migratoire. Un reportage y était en effet consacré au déplacement d’un camp de migrants de Papouasie-Nouvelle-Guinée vers l’île de Nauru dans le cadre de la politique migratoire de l’Australie qui localise dans des pays tiers l’ensemble des immigrés illégaux tentant d’atteindre l’Australie.

Le reportage présente ainsi l’arrivée de clandestins de Somalie, d’Irak, d’Iran, d’Afghanistan et du Pakistan qui ont pour rêve de passer en Australie, soit un pays à plusieurs milliers de kilomètres de chez eux. Il ne s’agit donc pas d’immigration d’asile, mais bien d’immigration économique tel que nous la retrouvons également de manière incontrôlée sur le continent européen. Prenant parti pour un prétendu droit des migrants à accéder au territoire australien, la journaliste use de superlatifs toujours plus hostiles pour condamner la politique migratoire de l’Australie : [clandestins] « traités comme des parias », « politique de rejet » etc. n’acceptant pas que les clandestins soient systématiquement renvoyés sur des îles à des centaines voire milliers de kilomètres de l’Australie.

Le reportage se termine en se faisant écho des demandes d’organisation des droits de l’homme d’accepter les clandestins sur le sol australien. Or, s’il s’agit d’ONG politiques qui ont pour but idéologique un monde sans frontières en contradiction totale avec le droit des États de sauvegarder leur territoire.

Faut-il en effet rappeler la réalité des faits et comparer les résultats des politiques migratoires en place en Australie et en Europe ? Depuis 2001, l’Australie a signé des accords avec des États tiers qui s’engageaient à accueillir les migrants que l’Australie ne voulait pas prendre en charge : des centres d’enregistrement y sont établis et la marine australienne achemine l’ensemble des bateaux de clandestins directement vers ces îles. Résultat : au 31 janvier 2016, les centres de migrants accueillaient 1.807 personnes, un chiffre en diminution et sans commune mesure avec la situation en Europe.

Qui sont les humanistes et qui “s’empêtre dans sa politique migratoire” ? L’Australie, qui mène une politique migratoire dure a su faire baisser le nombre de morts sur des embarcations de fortune tout en diminuant le flux migratoire. L’Europe en revanche, menant une politique droits-de-l’hommiste ne compte plus les centaines de clandestins morts dans des bateaux et ses flux migratoires ne diminuent pas.

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