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Dans Les Echos du 2 mai 2017, deux chercheurs au Centre migrations et citoyennetés de l’Institut français de relations internationales (Ifri) dévoilent leur vision de la nouvelle approche que doit adopter l’Union européenne quant à la crise migratoire.

Tout d’abord, ils notent que le débat public sur l’immigration s’articule aujourd’hui autour de la notion de « réfugiés » et de « non-réfugiés ».

Ensuite, les deux chercheurs appellent à “dépasser les clivages” entre pays membres de l’Union européenne en faisant émerger une “vision de long terme globale”, en se préparant à un éventuel nouvel afflux de migrants comparable à celui de 2015 (plus d’un million) et enfin en dépassant le frein « identitaire ».

“L’approche publique a fini par reconnaître qu’une partie importante de ces populations relevait, en fait, de la protection internationale due aux réfugiés” affirment-ils.

Des propos étonnants, quand on sait qu’en réalité la grande majorité des “réfugiés” n’en sont pas et que c’est au mépris de la loi que la plupart se maintiennent sur le territoire français. Quand l’Ifri parle de “reconnaissance par l’approche publique” d’autres évoquent plus piteusement l’impuissance de l’Etat et un enterrement par le pouvoir politique du principe de maîtrise des flux migratoires.

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