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Les immigrés d’origine extra européenne souffrent du chômage en France, mais leur présence accroît également le chômage au sein de la population d’accueil.

 

C’est ce qui ressort de l’étude menée en 2012 par Gérard PINCE, docteur en économie, qu’il a publiée dans un livre au titre évocateur : « Les Français ruinés par l’immigration »[1].

 

Il indique que contrairement à ce que postulent les économistes favorables à l’immigration, les immigrés et les autochtones n’évoluent pas sur deux marchés du travail distincts et étanches[2], mais sur un seul et même marché où ils sont en concurrence. De la même manière les immigrés ne contribuent pas à diminuer le chômage autochtone, en jouant un rôle d’amortisseur conjoncturel[3], mais sont un réel facteur d’aggravation du chômage de la population d’accueil.

 

Cette thèse de la distinction des deux marchés du travail repose sur l’idée que les immigrés assumeraient les tâches dont les Français ne voudraient plus. Elle est démentie par les chiffres de l’emploi qui démontrent que les natifs occupent également un grand nombre d’emplois dangereux, pénibles ou mal payés[4]. Ainsi la population autochtone est substituable aux emplois occupés par les immigrés.

 

L’immigration extra européenne à l’origine de 1,5 millions de chômeurs :

 

La population active en France en 2011, selon la définition du Bureau international du travail est constituée à la fois par les personnes ayant un emploi (la « population occupée » : 25,8 millions) et celles au chômage (2,6 millions), soit un total de 28,4 millions.

 

Cette population se décompose de la manière suivante, entre population d’origine française ou européenne (« UE ») et population d’origine immigrée extra européenne (« TIERS ») :

 

 

En millions Population active Chômeurs Population occupée
Immigrés 1,8 0,4 1,4
Descendants 1,1 0,2 0,9
Sous total TIERS 2,9 0,6 2,3
UE 25,5 2,0 23,5
Total 28,4 2,6 25,8

In G. PINCE, Les français ruinés par l’immigration, page 20

 

G. PINCE calcule la population active correspondant au plein emploi compte tenu de la situation économique en 2011 : elle est composée de la population occupée actuelle (25,8 millions), à laquelle il faut ajouter le chômage incompressible ou chômage frictionnel de 4% pour obtenir une population active maximum de 26,9 millions, au lieu de 28,4 millions. La population active d’origine européenne est de 25,5 millions, à laquelle il manque donc 1,4 million pour atteindre le chiffre optimum pour l’emploi de 26,9 millions d’actifs.

 

Or dans la réalité, sont présent en France 2,9 millions d’actifs originaires du tiers-monde, soit un excédent de 1,5 million (2,9-1,4 = 1,5). En l’absence de cet excédent, le plein emploi serait assuré à savoir que le chômage serait limité au niveau incompressible de 4% de la population active, comme l’illustre le tableau suivant :

 

En milliers Actifs Chômeurs 1 Chômeurs 2 Ecart
TIERS 1400 56 600 544
UE 25 500 1000 2000 1000
Total 26 900 1056 2600 1544

 

In G. PINCE, Les français ruinés par l’immigration, page 27 1ère colonne, les 26,9 millions d’actifs permettant l’optimum de plein emploi2ème colonne, les chômeurs limités au chômage incompressible 4% de la population active : 1,1 million3ème colonne, les chômeurs dans la situation actuelle4ème colonne l’écart constaté En conclusion de ce tableau, on peut dire que dans la situation actuelle en 2011 :             1,5 millions d’actifs originaires du tiers-monde en excédent par rapport à l’optimum de l’emploi entrainent 1 million de chômeurs parmi la population française d’origine européenne et plus de 500.000 chômeurs parmi la population d’origine immigrée extra européenne. Cette conclusion rejoint d’ailleurs les études britanniques publiées par le site Migration Watch UK[5], qui ont constaté un phénomène comparable sur le marché de l’emploi au Royaume Uni.     Rédigé en mars 2014

 


[1]    Editions Godefroy de Bouillon, mai 2013

[2]    Pour preuve les politiques de lutte contre les discriminations à l’embauche voire de discrimination « positive » qui visent pour les premières à unifier le marché du travail entre immigrés et autochtones, pour les secondes à préférer « à compétences égales » l’immigré « issu de la diversité » plutôt que l’autochtone

[3]    Ces économistes favorables à l’immigration avancent l’idée que les immigrés seraient embauchés en période de  croissance des entreprises et licenciés en période de retournement de conjoncture, évitant aux autochtones – noyau dur de l’emploi – de faire les frais de ces fluctuations, leur présence préservant en quelque sorte les Français du chômage conjoncturel

[4]    Les Français ruinés par l’immigration, p22-23

[5]    Are economic migrants taking British jobs? : « entre 1995 et 2010, 160.000 travailleurs britanniques ont été remplacés sur le marché du travail par des immigrés non Européens,  ressortissants de pays extérieurs à l’Union Européenne », selon l’étude de 2010 du Migration Advisory Comittee, cf. http://www.migrationwatchuk.org/faq

 

« En période de retournement de conjoncture économique, l’entrée de 100 immigrés extra-européens en âge de travailler, entraine dans la même année le chômage de 30 britanniques natifs », https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/257235/analysis-of-the-impacts.pdf, point 4.33

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