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Le déficit budgétaire de la France pour l’année 2013 s’est élevé à 87,6 milliards d’euros (Etat, collectivités locales et sécurité sociale). En moyenne sur la période 2000-2013, il s’est établi à 71 milliards d’euros par an.

 Ce chiffre est quasiment équivalent au coût net de l’immigration en France, tel qu’évalué par les études les plus récentes et les plus sérieuses, qui le situent entre 65 et 85 milliards d’euros par an.

 

Le déficit public de la France (Source INSEE*)

 

En milliard d’euros 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Etat -34.8 -36.5 -55.9 -61.4 -46.2 -47.7 -41.2
Collectivités locales 1.4 1.2 1.7 0.7 -2.5 -3.0 -3.5
Sécurité sociale 11.7 10.7 3.8 -3.9 -10.5 0.5 2.8
Total -21.7 -24.6 -50.4 -64.7 -59.2 -50.2 -41.9

 

En milliard d’euros 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 Moyenne 2000-2013
Etat -48.5 -68.4 -119.8 -110.5 -89.2 -82.1 -65.9 -64.9
Collectivités locales -7.7 -9.4 -6.0 -1.7 -0.7 -3.7 -9.2 -3.0
Sécurité sociale 4.6 13.5 -14.8 -23.5 -13.2 -12.9 -12.5 -3.1
Total -51.6 -64.3 -140.7 -135.7 -103.1 -98.7 -87.6 -71.0

*L’INSEE a corrigé ses chiffres fin mars 2014, sur la période 1959-2012,la ventilation Etat/coll. territoriales/séc. sociale devenant indisponible pour la période antérieure à 2008. Nous reprenons les chiffres précédemment communiqués sur le site de l’INSEE pour la période antérieure à 2008.

 

 

 

Le déficit public de la France (Etat, collectivités locales et sécurité sociale) s’est situé en moyenne sur la période 2000-2013 à 71 milliards d’euros par an.

 

Les évaluations du coût net de l’immigration en France en milliards d’euros par an :

 

En milliard d’euros Année d’étude Cout de l’immigration
G.Pince 2012 65
YM.Laucan 2012 73
A.Posokhow 2013 84
Moyenne 74

 

La moyenne des évaluations du coût net[1] de l’immigration en France, se situe à 74 milliards par an, pour ne retenir que les études les plus récentes et les plus fiables[2].

 

Le déficit public que connaît la France s’explique donc largement par le coût net de l’immigration.

 

Pour autant, les pistes envisagées par le gouvernement pour réduire ce déficit semblent délaisser celle d’une réduction drastique de l’immigration – contrairement au gouvernement britannique de David CAMERON[3], préférant continuer à recourir à des hausses d’impôts[4][5], pesant sur les entreprises, les ménages[6] et notamment les familles[7].

 

 

 

Rédigé en mars 2014

Actualisé en avril 2014

 


[1]    C’est à dire déduction faite des gains générés par l’immigration (cotisations, impôts..)

[2]    Cf. l’étude comparative des évaluations du coût net de l’immigration publiée par l’Observatoire de l’immigration

[3]    Le gouvernement britannique s’est donné pour objectif de réduire l’immigration nette de plusieurs centaines de milliers par an à quelques dizaines de milliers par an. (cf. §4 du discours du 25 mars 2013)

[4]    20 milliards d’euros d’impôts supplémentaires en 2013 sur les ménages et les entreprises

[5]    Le taux d’imposition français est pourtant déjà un des plus élevés au monde et la poursuite de la hausse a des effets négatifs notamment sur l’emploi, comme le souligne le FMI

[6]    2,6 millions de foyers supplémentaires étaient imposables en 2013. En outre, 16 millions de foyers ont vu leurs impôts augmenter en 2013, dont 2,3 millions alors que leur revenu avait stagné ou diminué.

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