L’immigration en France

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La question de l’immigration est l’objet d’une désinformation intense – ou « d’idées reçues » particulièrement vivaces : d’abord la France ne serait pas une terre d’immigration privilégiée, ensuite l’immigration occasionnerait un gain économique pour le pays d’accueil, enfin et surtout elle serait une fatalité à laquelle il n’y aurait d’autre solution que de s’y soumettre.
Ce site vise à questionner, preuves et sources à l’appui, ces affirmations.

I – Quelles sont les caractéristiques quantitatives de l’immigration de France ?

La réponse pertinente à cette question impose de distinguer selon la provenance de l’immigration, à savoir entre immigration d’origine européenne et extra-européenne.
En effet, l’immigration en France a changé de provenance au cours du XXème siècle : d’une immigration essentiellement européenne (provenant d’autres pays d’Europe), on est passé à une immigration essentiellement extra européenne, à partir des années 1980.
Le nombre d’étrangers extra-européens immigrant durablement en France peut être évalué à au moins 200.000 personnes par an.
Le nombre de personnes d’origine immigrée extra européenne présentes en France en 2014 peut être évalué à plus de 9 millions de personnes (sur deux générations).

II – L’immigration constitue t-elle un gain ou un coût économique pour le pays d’accueil ?

Diverses évaluations ont été menées, donnant des résultats différents. Comparer les périmètres et les hypothèses qui sous-tendent ces études permet de déterminer celles qui sont les plus sérieuses et exhaustives.
Les études les plus fiables se situent dans une fourchette de 55 à 85 milliards en coût net annuel, c’est à dire déduction faite des ressources procurées par l’immigration.

III – Quelles solutions ?

Cette situation est loin d’être une fatalité, mais suppose que soient compris les points de blocage techniques et idéologiques qui nous y ont conduit, afin de les remettre en cause.
Nous proposons d’enquêter sur notre politique migratoire actuelle, les expériences menées à l’étranger en ouvrant le débat.
La politique ne doit plus consister à expliquer aux Français qu’il n’y a d’autre solution pour eux que d’accepter le fardeau de l’immigration, mais pour reprendre le mot de Richelieu, elle doit redevenir l’art de rendre possible ce qui est nécessaire.